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Connaissances,
conception durable et
enseignement du projet paysager en contextes inconstants

Bruno Gadrat - juin 2000 - rev 26/06/2000
gadrat/articles/20000626-conn-conc-ense.html

Résumé

Les possibilités de l'utilisation des diverses disciplines scientifiques dans la constitution des connaissances liées au paysage sont nombreuses. Parallèlement, ces mêmes sciences se révèlent inefficaces pour générer la connaissance du paysage lui-même. Pour permettre une invention et une réalisation collective du projet, il est nécessaire d'utiliser une méthode auto-générative de connaissance et de communication parallèlement aux simples disciplines.

Trois expériences réalisées ou en cours depuis 1997, permettent d'en définir les principales caractéristiques.
Première expérience: la pluie verglaçante de janvier 1998. La participation à sa constitution en tant que paysage a permis de préciser les limites de validité des divers types de connaissances: du paysage, à son propos et nécessaires au projet d'aménagement paysager.
Seconde expérience: le Jardin des nouveautés du Jardin botanique de Montréal inauguré dans sa première version en 1997 et renouvelé partiellement chaque année. Il permet de fixer quelques caractéristiques des nouvelles conditions de notre profession dans les années à venir.
Troisième expérience: les principes et résultats d'un outil d'aide à l'apprentissage sur le web. Ils permettent de mieux cerner le rapport des logiques particulières au projet global dans des relations déterminantes mais sans relation de cause à effet. En l'occurrence les principes classiques d'enseignement, les moyens possibles de notre futur immédiat, le projet en architecture de paysage et l'horticulture.

La méthode auto-générative produit un objet d'aménagement potentiellement sans fin. Elle prend appuis dans la réalité évolutive des aménagements extérieurs. Elle abandonne l'idée d'oeuvre finie à produire qui se retrouve dans nos méthodes et pratiques actuelles les plus fréquentes.

Le maintien de l'existence du projet est rendu possible par l'actualisation différenciée des trois types de connaissances citées précédemment. Dans cette optique, la matérialité et l'action de l'aménagement sont situées comme résultats mais aussi comme moyens permettant de rendre durablement sensible et momentanément intelligible le projet paysager.

B. Gadrat

 

 


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